« Ouah la honte hé!»

Qui n’a jamais entendu ça?
Bon, je l’avoue, c’est souvent une phrase d’enfant, mais qui ne se souvient pas d’un moment où on a mérité cette phrase.
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Qui n’a jamais trébuché, habillée comme jamais, sexy et fière comme une reine, perchée sur des talons aiguilles, devant LE beau gosse ?
Qui n’a jamais marché (quelques pas, quelques mètres) avec sa jupe prise dans son collant
Qui n’a jamais senti son bas se carapater petit à petit, alors qu’il n’y a aucun endroit où se cacher pour le remettre ?
Qui n’a jamais ronflé en cours ?
Qui ne s’est jamais trompé de prénom en appelant son homme ?
Qui n’a jamais laissé son sac ouvert, avec, tel un trophée, ce fameux tampon-déguisé-en-bonbon-mais-qui-ne-trompe-personne bien exposé ?
Qui ne s’est jamais trompé de destinataire (au téléphone, par mail, …) ?
Qui n’a jamais réalisé avoir oublié sa carte bleue, un samedi matin au supermarché, un caddie plein à craquer étalé sur le tapis roulant ?
Qui n’a jamais laissé tomber de son sac son sous-vêtement de rechange dans un lieu public (métro, magasin, musée…)?
Qui n’a jamais subi les quolibets des autres enfants en arrivant avec le pull tricoté de mamie, délicatement décoré d’un jeu de morpion ?

A chaque fois on a un seul souhait, pouvoir se transformer enfin en petite souris, et disparaitre à tout jamais. Qu’on ne pourra plus jamais ressortir de chez soi. « La Honte quoi !! »
En grandissant on réalise que le ridicule ne tue plus.

Dieu merci, sinon cet article n’aurait jamais été écrit.



To be Jalous (or not to Be!)

« c’est qui cette ravissante blonde que tu enlaces sur cette photo ? »
« t’arrêtes un peu ? c’est ma cousine !»
« ah…ok. »

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Qui n’a jamais eu cette discussion. Quelques secondes pour trouver le courage de se lancer et de poser la question sur un ton de badinage, puis l’instant d’appréhension d’avoir une réponse qui ne nous plairait pas, et ce sentiment de soulagement coordonné avec cette petite honte d’être aussi investigatrice.
Mais il faut le reconnaitre, on ne peut pas s’en empêcher.
Maintenant il est difficile de savoir à quoi précisément c’est dû.

Explication masculine, c’est qu’on a pas confiance en eux.
« mais non tu n’as pas confiance, sinon tu ne me poserais pas la question »

Explication féminine, c’est qu’on a pas confiance en elles.
« mais attend, moi j’ai été à sa place, j’étais prête à tout pour avoir celui qui me plaisait, peu m’importait qu’il soit en couple…»

Explication implicite, c’est qu’on a pas confiance en nous.
« en même temps, elle est juste 10 fois plus jolie que moi…. »

Donc au final, c’est un peu de tout. Parce que même si on n’a pas confiance en nous, qu’on la trouve plus jolie que nous ou pas, avoir peur c’est se dire que notre homme préfère le physique à notre relation. Donc on n’a pas confiance en eux.

Mais en même temps c’est pas de notre faute, parce que si ça se trouve la bombe elle est en plus super sympa, et intelligente. Et puis on va pas se voiler la face, dans la vie de couple, c’est quand même nous qui passons pour les mégères avec notre obsession du rangement et du partage des taches ménagères…donc un peu de légèreté, ça fait du bien.

Donc en fait tout repose sur le manque de confiance en elles.
Si on avait confiance en elles, on aurait pas besoin de douter de nous, du coup pas besoin de douter d’eux.

On a plus qu’à aller vivre sur une ile déserte, nous et nos questions existentielles tordues.



Cartouche couleurs ou Noir et Blanc?

 Pour beaucoup, voir la vie en « technicolor » ça veut dire croquer la vie à pleines dents, en profiter à fond.
Et les sentiments semblent tous se traduire en couleur : voir la vie en rose, aimer d’amour fauve, piquer un fard, rougir de honte, être rouge de colère, … …

Mais j’ai récemment développé une nouvelle philosophie.
Si si, E. se prend pour le nouveau Descarte, en jupe (pourquoi lui, je sais pas, réminiscence de ma terminale)

J’ai décidé que j’allais voir la vie en Noir et Blanc.

Certains me diront « que c’est triste, tu verras la vie sous seulement 2 aspects, pas de nuances, pas de joies, que du sobre »
Mais pas du tout !
Regardez une photo en noir et blanc. C’est beau. C’est fixer un instant et lui donner une intensité romantique, cruelle ou lumineuse. C’est gommer tous les défauts des sujets photographiés.

Qui n’a jamais passé une de ses photos d’identité en noir et blanc, pour estomper les différences de teint, homogénéiser l’ensemble. Ou transformer une photo banale d’amoureux en esquisse de peintre en noir et blanc.

photo 

Pour moi, voir la vie en noir et blanc, c’est la voir sous son meilleur jour. Gommer les petites tristesses du quotidien. N’en retenir que ce qui est de plus beau.

La clé du bonheur… ? (et puis si c’est pas le cas je pourrais toujours faire grise mine….)



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